• La forêt ne bruit plus sous son manteau de neige !
    Elle attend en silence un signal dans les cieux,
    L'annonce d'une fête halant ce bien précieux,
    Le bonheur qui se joint aux pas de son cortège.

    La joie est comme un chant, ouvrant son florilège.
    Elle met dans les yeux un éclat délicieux
    Chez l'enfant découvrant sur un sapin gracieux
    Guirlandes et rubans, magie et sortilège.

    Le froid fait d'un frisson, une cristallerie
    Où l'allée au jardin lisse sa galerie
    Pour trois petits lutins coiffés d'un chef d'argent.

    La vieille terre dort en serrant sa pelisse.
    Elle rêve qu'au Nord, une étoile se glisse
    En répandant son or pour tous les braves gens

    Serge LAURENT


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  • Dans le pays d'Aulnoy les merles sont des grives
    Nous disent les échos de leurs voix fugitives.
    Le coucou chante au bois presque toutes les saisons
    Et l'Aube, en son cristal, fourmille de poissons.
    Sous cet heureux climat, toujours flore et pomone
    Ont des fleurs au printemps et des fruits en automne
    Le joyeux laboureur penché sur le sillon
    Recueille dès juillet une riche moisson.
    A travers des monceaux d'un calcaire robuste,
    Dès que l'aube rayonne en nous montrant son buste
    Et le rupestre front des rochers étagés,
    Sur le bord de l'Aujon, sous les saules âgés,
    A l'ombre de sites majestueux et libres,
    Venez sentir des lieux, la sève au cœur des fibres.

    Ecoutez les babils de l'Aube et de l'Aubette
    Traversant les damiers de leur pays natal.
    Elles font, sous les monts, récitals et courbettes
    Où le chêne, de glands, dresse un lit végétal.

    Tout près où la cascade au tuf mêle sa mousse,
    Une truite arc-en-ciel attrape un cumulus
    Et la motte cachée où le champignon pousse
    Sur le guerrier couché lève un fier tumulus.

    Là-bas, la chasse à courre hante le val des Choues,
    Où le brame des cerfs cerne les murs anciens
    Et la vieille abbaye où le silence échoue
    S'abandonne à l'oubli de ses chants cisterciens.

    Vénus met ses sabots aux pieds des tourbières
    Et lorsque le brouillard s'invite où dort l'étang,
    Entrez où l'on vous sert les gibiers et les bières,
    A la table assortie où l'aubergiste attend.

    De loin en loin pointent dans l'océan des feuilles,
    Un clocher, un château, un village pierreux,
    Dont quelques toits de lause aux doigts des chèvrefeuilles
    Volent aux rais du jour, des gestes d'amoureux

    Il n'y a plus de loups aux terres d'Auberive.
    La voix des bûcherons, les feux des charbonniers
    Ont quitté cette rive où le calme dérive.
    Ici, le temps s'écoule et joue aux jardiniers.

    Serge LAURENT

    Note :
    A Aulnoy sur Aube

    Le tailleur de pierre de Leuchey
    A laissé sur les murs quelques mots,
    Pour offrir au lavoir sur les eaux,
    Un poème où l'amour s'affichait.
    Ci-joint,
    En couleur, le poème en partie effacé
    Du tailleur de pierre qu'il me convenait
    De compléter dans le cœur et l'esprit.


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  • Serge LAURENT animera des ateliers poésie les 10, 11, 12 et 13 avril 2012
    au Centre Socio-culturel de Marly (Moselle) pour des enfants de 8 à 12 ans.

    Ateliers de poésie


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