• Au gui, l'an neuf

    La bise est revenue avec sa voix glacée.
    Elle siffle et persifle et tapote aux carreaux.
    Pour arrêter, l'hiver, il n'est pas de barreaux.
    Il mène aux bois hurlants, sa course délacée. 

    Ne craint rien, mon enfant ! La hutte est bien placée.
    Elle a de grands sapins lui servant de fourreaux
    Et les sureaux en braise ont semé leurs coraux
    Pour que naisse dans l'âtre une rose élancée. 

    Un foyer est la vie accrochée à l'abîme,
    Le fanal chaleureux que l'on met sur la cime
    Ce nid existentiel d'où le mal est banni. 

    Laissons passer l'absurde et le chaos des mondes
    Et préservons nos cœurs des blessures profondes.
    Aujourd'hui, fêtons l'An qui nous a réuni !

    Serge LAURENT

    La bise a renversé les nuages.
    Ils se sont déversés en flocons
    Et les fuseaux blancs au tissage
    Y filent leurs cocons. 

    Meilleurs vœux de bonheur à tous


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