• Si la Marine est capitaine,
    Le bateau rouille et coule au port,
    L'asticot ronge la carène
    Et le cabot hurle à la mort.

    Achab ayant son œil à bord,
    Le rafiot chasse la baleine,
    Les vents pesteux soufflent au Nord
    Et le Midi pleure sa peine.

    Le pompon bleu à sa marraine
    Et de bâbord jusqu'à tribord,
    Le feu Saint-Elme orne misaine
    Pour enflammer tous les sabords.

    La foudre éclairant la tempête,
    Tout l'équipage à bout d'effort
    Reconnaîtra dessus sa tête,
    Le couperet du mauvais sort

    Et le vaisseau tirant des bords,
    Fantôme errant au gré des vagues
    N'aura jamais avec ses dragues,
    Trouvé la rade et le bon port.

    Serge LAURENT


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  • Sorti de son obscure crypte,
    Un pharaon de basse Egypte
    Sous le nom de : c'est moi, Hamon
    S'invite au jeu du Pokémon.

    Avec sa tronche de Numide,
    Il veut une autre pyramide,
    A l'Elysée où trône encor,
    Un mythe errant sonnant du cor.

    Débarqué du vaisseau fantôme,
    Nommé le "Hollandais volant",
    Crochant la voile sur sa bôme,
    Il se prend pour un cerf-volant.

    Son programme est hiéroglyphique,
    Au bienheureux monde utopique
    D'un revenu universel,
    Brève illusion d'un arc-en-ciel.

    Esprit imbu du Finistère,
    Le terminus où meurt la terre,
    Il inscrit sur le firmament,
    L'étoile naine du moment.

    Serge LAURENT


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  • Cadet Fillon a trois raisons
    La Ripoublique et ses maisons,
    La même engeance à son service
    Avec la morgue aux pas du vice.

    Ah ! Ah ! Vraiment Fillon,
    Tu as le froc des curaillons !

    Cadet Fillon prend le bouillon,
    Et doit sonner le carillon.
    Le peuple crie à l'injustice.
    Le monde est devenu factice

    Ah ! Ah ! Vraiment Fillon,
    L'électeur craint tes bottillons !

    Cadet Fillon au moussaillon
    Devra laisser le goupillon,
    Le gouvernail et la motrice
    Pour nous sortir du précipice.

    Ah ! Ah ! Vraiment Fillon,
    Le Français n'est pas un couillon !

    Cadet Fillon vend des haillons,
    Aux bataillons des moinillons,
    Des travailleurs sous le cilice
    Et des femmes, bonnes nourrices.

    Ah ! Ah ! Vraiment Fillon,
    Tes élus sont des bovillons !

    Cadet Fillon de sa cabine
    Voit le troupeau qui se débine.
    Il doit sortir les aiguillons
    Pour ramener les taurillons.

    Ah ! Ah ! Vraiment Fillon,
    Ton programme est un vieux brouillon !

    Cadet Fillon mord la poussière.
    Avec la schlague et l'étrivière,
    Il veut brandir l'écouvillon
    Pour nettoyer le pavillon

    Ah ! Ah ! Vraiment Fillon,
    Ton restaurant sent le graillon !

    Cadet Fillon rame aux sillons,
    Sous le fouet des postillons.
    La France porte des œillères
    Dessous un bât de mulassière.

    Ah ! Ah ! Vraiment Fillon,
    La terre est basse aux noblaillons !

    Cadet Fillon, les carpillons
    Connaissent tous ton pharillon
    Et si tu pêches dans la mare,
    C'est le fascisme en quai de gare.

    Ah ! Ah ! Cadet Fillon,
    Va donc piquer un roupillon !

    Serge LAURENT


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  • Avez-vous vu dans la campagne,
    Le veston du grand timonier ?
    Il vend de l'eau pour du champagne,
    Illusionniste et chiffonnier.

    Il va brandir le livre rouge
    En bleu de chauffe et col Mao
    Pour démolir par le K.-O.
    Tout ce qui parle et ce qui bouge.

    Il vitupère en bolcheviste,
    Révolutionne en stalinien
    Et vend l'Europe au poutinien.
    Dans son projet collectiviste.

    Moitié fléau, moitié rebelle,
    Il invective à tous niveaux
    Et cantonnier aux caniveaux,
    Met le système à la poubelle.

    Tribun tapant de la semelle,
    Promoteur des us syndicaux,
    Se promenant par monts, par vaux,
    Il va se prendre une gamelle
    A courtiser la voix des veaux.

    Serge LAURENT


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