• Lorsqu'un émoi subtil s'embellit d'un « je t'aime »,
    Berçant la chrysalide au cœur d'adolescent,
    Il offre à ressentir hors d'un monde innocent
    Le doux premier baiser sans craindre l'anathème.

    D'un aveu seul émane un songe évanescent
    Lorsqu'un émoi subtil s'embellit d'un « je t'aime » ;
    Le vernal bonheur sacre un amoureux baptême :
    Le désir se prolonge au feu de l'indécent.

    Ferment des temps heureux, fort d'exposer son thème,
    Le couple s'harmonise à l'hymne qu'il pressent ;
    Lorsqu'un émoi subtil s'embellit d'un « je t'aime »,
    Ce fol instant recèle un destin flavescent.

    Dans le soir de la vie, au jour du chrysanthème,
    Sous le ciel d'où s'exhale un frisson de l'absent,
    Une larme découvre un deuil convalescent
    Lorsqu'un émoi subtil s'embellit d'un « je t'aime ».

    Jean-Jacques CHIRON

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  • Elle rêve, lascive, ardente originale,
    A cette phase ultime, intangible moment,
    De sentir tout son corps frémir intensément,
    Béni d'un flux d'amour, l'offrande séminale.

    Au jardin de son cœur, seul parfum qu'elle inhale,
    Le bonheur désiré vit sous un ciel clément;
    Ce fruit pur de sa chair annonce clairement
    Son besoin d'assouvir une faim matinale.

    - Tel un hymne subtil, l'appel du nourrisson
    Dans l'âme maternelle inspire un doux frisson ! -
    Elle œuvre au divin philtre en la source ivoirine,

    Par une longue étreinte où l'enfant se complaît
    Le rassure, s'asseoit, tend son ample poitrine
    Et donne à ce bel ange un sein gonflé de lait.

    Jean-Jacques CHIRON

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