• Le blog des Amis Poètes

    Oyez, oyez, amis poètes

    Pour ce que vous voulez écrire,
    Exprimez-vous avec talent.
    Même si vous devez maudire,
    Faites-le, mais restez galant.

    Sachez que chaque vers
    Donne ici, de votre âme,
    En douceur comme en flamme,
    Pour clamer l'Univers.

    Quand une langue en poésie
    Donne ce qu'elle a de meilleur,
    Elle est le bourdon du veilleur
    Pour échapper à l'amnésie.

    Elle est l'organe des trois muses :
    La beauté, l'esprit et le cœur,
    Une musique, une lueur
    Dansant au son des cornemuses.

    Vivez l'heure sentimentale !
    Lettres et mots vont s'embrasser
    Et sans jamais vous harasser,
    Posez la rime ornementale.

    Entrez dans les cercles magiques
    Où le murmure a ses ruisseaux.
    L'enchantement, ses arbrisseaux
    Et la douleur, ses pas tragiques.

    Bardes des rivages sylvestres,
    Vos rondeaux comme des fanaux
    Dorent nos chemins, nos canaux
    Et les doux plis des vaguemestres.

    Le Siècle a vos lumières
    Pour éclairer son horizon
    En portant charmes et raison
    Sous les toits de nos chaumières.

    Alors soyez, mes chers poètes,
    Comme des académiciens,
    Docteurs es lais et praticiens
    Des écrits qui font les conquêtes.

    ~~~~~~~~

    Une voix de poète

    Ma plume dure et juste, au ton sans complaisance,
    Exprime son opprobre avec force et aisance.
    Il faut dans certains cas, en légitimité,
    S'indigner et crier, sans peur, sans lâcheté.
    Le poète est un chantre aux multiples langages.
    Sensible ou révolté, il chante tous les âges.
    Dénoncer la laideur et louer la beauté,
    Il le fera toujours et sans satiété.
    Du haut de son Olympe, il défend le Parnasse
    Et s'empreint de sagesse au seuil d'Halicarnasse.
    Il préfère l'exil comme l'a fait Hugo.
    Son esprit transcendé cultive son ego
    Et son combat puissant, sa lutte universelle
    Ne peuvent contenir dans ce qui les muselle.
    A la jeune Aisha, visage mutilé,
    Il ne peut que livrer son coeur horripilé.
    Il est Je, il est Moi ; le Cid et Don Quichotte,
    Il est dans sa vengeance un Nevers et sa botte.
    Il n'a pas de leçon à recevoir d'autrui.
    Son style et sa façon n'appartiennent qu'à lui.
    Il répond de son fait et quand le ciel s'allume,
    Dans l'aube et le soleil, il renaît et s'assume.
     
    ~~~~~~~~

    Quand la racine boit l'eau de la fontaine

    Ce que l'on voit se restitue
    Et bon arroi se destitue
    A n'être pas gravé de mots.
    Le beau langage est en pieds bots,
    Cahin-caha, dans ses chaussures
    Si mailles en déconfitures
    Mettent jarretière en sabots.

    On doit devoir en l'écriture
    Et périra déshonoré
    Qui n'aime livres et lecture
    Ou veut chapitre édulcoré.
    Il irait par mésaventure
    A l'endroit de sa sépulture
    En grande peine et désarroi
    De n'avoir pas en son charroi
    Arrimé poésie à culture.
     
    Serge LAURENT

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