• Le seuil

    Comme avance l'étrave en traversant la vague,
    Le destin fend la mer pour le navigateur
    Et si parfois l'usage en est l'agitateur,
    Un sentiment perdure où le chaos divague.

    Lorsqu'un âge cruel nous blesse de sa dague
    Dans la profonde nuit au voile instigateur
    Je reste réveillé d'un rêve évocateur
    Afin de recueillir ce que le jour élague.

    Et l'imagination, ce vaisseau de Golconde,
    Transporte l'émotion pour que chaque seconde
    Au milieu de l'espace enlumine les cieux.

    Gravant de pointillés son ourlet gracieux,
    L'infini éternel, ce grand océan sombre,
    Nous ouvre le passage où s'allonge notre ombre !

    Serge LAURENT


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