• Méditations nocturnes

    Reviens me voir, brise du soir !
    Reviens auprès de moi, t'asseoir !
    Apporte-moi les parfums de la lande
    Et quelques récits de légendes,
    Chuchote-moi les exquises rumeurs
    Que le temps va ravir auprès des us et mœurs

    Regarde au firmament, les scintillants cortèges,
    D'étoiles invitant le vide aux sortilèges.
    Les astres défilant diffusent leur lueur,
    Froids et figés de glace ou tombant en sueur
    Comme des feux follets échappés de leur limbe
    Pour aller argenter la voûte qui les nimbe.

    La nue à l'infini pleure une mer de larmes,
    Où des nefs nolisent leurs cargaisons de charmes,
    Où la nuit passagère en un rêve insoumis
    Parle de liberté, aux esprits endormis.
    Les soupirs de ces lieux aux repos bénéfiques
    Sont les déclamations d'empires pacifiques.

    La lune allume un phare en l'espace profond.
    Elle éclaire l'abysse où le temps se confond
    N'ayant pas de limite et n'ayant pas de maître,
    Immuable et pensif pour l'humain qui va naître
    Et la contemplation qui sied à l'instruction,
    Dans les constellations, trouve sa construction.
    Toucher l'éternité dans ce monde éphémère,
    Voir la pérennité des songes sans chimère
    Où l'âme vagabonde et s'ébat sans prison,
    C'est croiser la sagesse au bras de la raison.

    Serge LAURENT


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