• Spleen deux

    Je regarde pleuvoir par delà la fenêtre.
    Un ciel en manteau gris, loqueteux, miséreux,
    Quelques haillons mouillés pour des jours malheureux,
    Prend ce qui se morfond au tissu du mal être.

    Une angoisse sans nom m'appelle et me pénètre,
    A porter tout le poids des fardeaux onéreux,
    A subir tout le froid des antres ténébreux,
    Un monde où le vivant au néant s'enchevêtre.

    Le destin se dessine aux rochers de la plage
    Où le bateau s'échoue, entraînant l'équipage.
    Le mauvais sort le cloue en noyant tout espoir.

    Le matin se destine à rattraper le soir
    Comme l'esprit errant poursuivant ses marottes
    Pour fuir sa condition et l'attrait des carottes.

    Serge LAURENT

    Comme un fantôme vagabond
    Se promenant d'épine en rose,

    L'humain progresse à petits bonds,
    Dans l'inconnu, pour qu'il s'y pose.

     


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